L'Afrique peut-elle encore nourrir ses enfants ? La réponse se trouve peut-être sous nos pieds

Il y a vingt ans, cette terre produisait du maïs, des haricots, des légumes et des fruits en abondance. Les enfants y jouaient. Les oiseaux y chantaient. Les pluies arrivaient au bon moment.

Aujourd'hui...

Le sol est dur comme de la pierre.

Chaque année, il faut davantage d'engrais chimiques pour obtenir des récoltes de plus en plus faibles.

Les rivières s'assèchent.

Les insectes disparaissent.

Et les jeunes quittent les villages parce que la terre ne leur permet plus de vivre.

Cette réalité touche des millions d'agriculteurs africains.

Mais une autre histoire est en train de s'écrire.

Dans plusieurs pays du continent, des femmes, des jeunes et des communautés redécouvrent une approche ancestrale que la science moderne confirme aujourd'hui : l'agroécologie.

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Au cours de cette campagne, plusieurs espèces d’arbres fruitiers ont été plantées

L'agroécologie n'est pas un retour en arrière.

C'est une agriculture intelligente qui s'inspire du fonctionnement de la nature.

Au lieu de combattre le sol, elle le nourrit.

Au lieu de détruire les insectes, elle protège ceux qui sont utiles.

Au lieu d'épuiser l'eau, elle apprend à la conserver.

Un sol vivant contient des milliards de micro-organismes capables de nourrir les plantes naturellement.

Une simple poignée de terre fertile est un véritable univers invisible.

Lorsque cette vie revient, les récoltes deviennent plus résistantes, les coûts diminuent et les familles retrouvent progressivement leur autonomie.

L'agroécologie n'est donc pas seulement une manière de cultiver.

C'est une manière de reconstruire l'avenir.

Dans un contexte de changement climatique, d'augmentation du coût des intrants agricoles et de perte de biodiversité, elle apparaît comme l'une des réponses les plus prometteuses pour l'Afrique.

La véritable richesse d'un pays ne se trouve pas uniquement dans son sous-sol.

Elle se trouve aussi dans la qualité de ses sols agricoles.

Car lorsqu'une terre retrouve la vie, ce sont des familles entières qui retrouvent l'espoir.

Et si la révolution agricole africaine ne venait pas de nouvelles machines, mais d'une nouvelle manière de regarder la nature ?

Au cours de cette campagne, plusieurs espèces d’arbres fruitiers ont été plantées

Cette campagne de plantation d’arbres est organisée avec les jeunes dans le cadre

Au cours de cette campagne, plusieurs espèces d’arbres fruitiers ont été plantées, dont des avocatiers, des manguiers, des arbres à pain, des longanes, des palmiers sauvages, des kapokiers, des cacaoyers, des châtaigniers et des orangers. Plus d’une centaine de plants fruitiers ont été mis en terre, symbolisant un pas important vers la création de forêts nourricières et l’autonomisation des communautés locales.
« Cette campagne de plantation d’arbres est organisée avec les jeunes dans le cadre du volet réservé au renforcement de la sensibilisation à la protection de l’environnement et des formations en faveur des jeunes pour qu’ils puissent intégrer l’économie verte », a précisé Jean Edwens Daniel. Il a également mis l’accent sur l’importance des arbres dans l’agroécologie et a annoncé des formations destinées aux agriculteurs, en particulier aux femmes, pour faciliter la transition vers une agriculture agroécologique. Car on peut être sensibilisé sans être formé et vice versa.

Cette campagne de plantation d’arbres est organisée avec les jeunes dans le cadre